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La journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées

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Les personnes âgées ont le droit de vivre dans la dignité, en sécurité et sans aucune forme d’abus. Or, cela est loin d’être le cas. Bien que peu discutée dans les débats publics, la maltraitance envers les personnes âgées est un phénomène qui affecte désormais les droits et la santé de millions de personnes à travers le monde et mérite donc l’attention de la communauté internationale. Pouvant prendre différentes formes, y compris l’exploitation financière et matérielle, elle compromet leur santé et leur bien-être et peut même conduire à la pauvreté, la faim, l’itinérance, voire à la mortalité prématurée.

La maltraitance des personnes âgées, c’est intolérable!

 

Avec l’augmentation du nombre de personnes âgées d’ici 2030, le nombre de cas de maltraitance et d’abus contre les aînés risque d’augmenter.

Par sa résolution 66/127, l’Assemblée générale a désigné le 15 juin Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées. Cette journée représente ainsi une opportunité pour reporter l’attention sur cette réalité qui touche désormais chaque mois une personne âgée sur 10 (en 2017). Source : https://www.un.org/fr/events/elderabuse/

Organisation mondiale de la santé définit la maltraitance des personnes âgées comme «un acte unique ou répété, ou l’absence d’intervention appropriée, dans le cadre d’une relation censée être une relation de confiance, qui entraîne des blessures ou une détresse morale pour la personne âgée qui en est victime»

Quelle soit intentionnelle ou non, quelle résulte d’un geste de violence ou causé par de la négligence, la maltraitance demeure intolérable et surtout à dénoncer.

Différentes formes de maltraitance

 

  • Maltraitance psychologique : Gestes, paroles ou attitudes qui constituent une atteinte au bien-être ou à l’intégrité psychologique.
  • Maltraitance physique : Gestes ou actions inappropriés, ou absence d’action appropriée, qui portent atteinte au bien-être ou à l’intégrité physique.
  • Maltraitance sexuelle : Gestes, actions, paroles ou attitudes à connotation sexuelle non consentis, qui portent atteinte au bien-être, à l’intégrité sexuelle, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.
  • Maltraitance matérielle ou financière : Obtention ou utilisation frauduleuse, illégale, non autorisée ou malhonnête des biens ou des documents légaux de la personne, absence d’information ou désinformation financière ou légale.
  • Violation des droits : Toute atteinte aux droits et libertés individuels et sociaux.
  • Maltraitance organisationnelle (soins et services) : Toute situation préjudiciable créée ou tolérée par les procédures d’organisations (privées, publiques ou communautaires) responsables d’offrir des soins ou des services de tous types, qui compromet l’exercice des droits et libertés des personnes.
  • Âgisme : Discrimination en raison de l’âge, par des attitudes hostiles ou négatives, des gestes préjudiciables ou de l’exclusion sociale.

Les séquelles peuvent être importantes, voire désastreuses!

 

Suite à de la maltraitance physique, les séquelles, temporaires ou permanentes, peuvent se manifester par une détérioration de l’état de santé, une augmentation de la morbidité et de la mortalité, de l’insomnie et par une augmentation de l’utilisation de l’urgence et de l’hospitalisation.

Au plan psychologique, les séquelles sont tout aussi importantes. Pensons par exemple à  une insécurité croissante, au repli sur soi-même, à une diminution de l’estime de soi, le développement d’anxiété, de la confusion, de la dépression, une tristesse grandissante, la honte, la culpabilité, la méfiance, une perte de jouissance de la vie, des comportements suicidaires ou destructeurs.

Les fraudes qu’elles soient commises par un proche ou un inconnu, sont aussi une forme de la maltraitance entraînant la perte de biens ou d’objets, la privation de biens essentiels, la perte des épargnes prévues pour assurer son bien-être, la précarité financière, une augmentation de dette, de l’insolvabilité et même une faillite personnelle.

Que pouvons-nous faire ?

 

La vigilance est de mise. Il faut être attentif aux signes de maltraitance chez les personnes âgées. Une personne dont les attitudes changent rapidement, qui semble inquiète et soucieuse pourrait être une victime potentielle.  Il faut lui parler, chercher à comprendre ce qui se passe. Cherchez-vous des alliés, des personnes de confiance à qui confier votre inquiétude et établir une stratégie pour confirmer ou infirmer vos doutes.

Dans le doute, téléphonez à la ligne Aide Abus Aînés qui offre un service de consultation gratuit et confidentiel aux intervenants et professionnels du réseau de la santé, du milieu communautaire ou du secteur financier qui font face à une situation de maltraitance envers une personne aînée dans le cadre de leur fonction.

Il y a d’autres possibilités pour signaler une situation de maltraitance, présumée ou confirmée, vécue par un aîné :

  • Appeler Info-Social 811;
  • S’adresser au centre local de services communautaires (CLSC) de la localité où habite la personne aînée;
  • S’adresser au médecin, à l’infirmière, au travailleur social ou à toute autre personne-ressource du CLSC qui intervient auprès de la personne aînée;
  • Appeler la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.

En cas de danger immédiat, il faut communiquer avec le 911 ou avec son service de police municipal.

Si l’abus est commis dans le cadre de services de santé ou de services sociaux, il est possible de porter plainte au Commissaire aux plaintes et à la qualité des services de l’établissement dans lequel la personne aînée reçoit ces services. Le Commissaire peut fournir de l’accompagnement pour accomplir la démarche.

Le comité des usagers de l’établissement ou du Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes le plus près peut également fournir de l’accompagnement. Les services d’accompagnement sont gratuits et confidentiels.

Pour plus d’information sur le signalement de maltraitance, cliquez ici

Des actions à envisager et à mettre en oeuvre

 

Bien informer les personnes âgées

Les personnes âgées elles-mêmes peuvent agir pour limiter les risques d’être victime de maltraitance. Elles doivent être bien informées de leurs droits et surtout fortement encouragées à parler selon la situation à des membres de leur famille, des amis, du personnel soignant, des conseillers financiers ou juridiques. Elles doivent savoir qu’elles n’ont pas à tolérer des signes de violence même minime, d’abus ou de fraude.

Mettre dans le coup les familles et les aidants naturels

Toute personne qui entoure une personne âgée, qu’elle soit en résidence, en institution ou à la maison devrait être en mesure de discerner les situations, identifier les symptômes ou les comportements qui peuvent dénoter de la maltraitance. Tout un chacun devrait savoir où s’adresser pour dénoncer de la maltraitance.

Des campagnes de sensibilisation

Il faut, non seulement maintenir les campagnes actuelles, il faut les augmenter dans les différents médias y compris les médias sociaux. Celles-ci doivent s’adresser directement aux personnes âgées, les familles, les aidants naturels, les organismes communautaires, les associations, le personnel soignant et les gestionnaires. Tout le monde doit connaître et reconnaître la maltraitance chez les aînés et surtout savoir quoi faire.

De la formation structurée

Toutes les personnes qui œuvrent auprès des personnes âgées devraient recevoir une formation de base sur la maltraitance des aînés. Plus que de la sensibilisation, les aidants professionnels devraient être habileté à identifier et si possible limiter les facteurs de risques, de bien connaître les symptômes, identifier les séquelles et poser des gestes appropriés pour éviter qu’elles soient permanentes.

Hippocampe

Aide Abus Aînés

La Ligne Aide Abus Aînés (Ligne AAA) est une ligne téléphonique provinciale d’écoute et de référence spécialisée en matière de maltraitance envers les personnes aînées. Elle offre des services à différentes clientèles et s’adresse spécifiquement aux aînés qui vivent de la maltraitance, à leurs proches, ainsi qu’à toute autre personne (population, intervenants  et professionnels) qui est préoccupée par une situation dans laquelle une personne aînée semble subir de la maltraitance.

Services offerts par les professionnels de la Ligne AAA :

  • Écoute active : permettant la validation du vécu de la personne, nous l’aidons à mettre des mots sur ce qu’elle vit et ce qu’elle ressent ;
  • Évaluation psychosociale : nous questionnons la personne afin de bien comprendre toutes les facettes de la situation et d’être en mesure d’évaluer le niveau de risque ;
  • Empowerment : nous offrons du soutien à la personne, cherchant à lui permettre de prendre conscience de sa réalité et de ses besoins, dans le respect de ses décisions et de ses droits ;
  • Information : nous offrons de l’information sur les ressources et les recours possibles, afin que la personne puisse prendre une décision éclairée par rapport aux actions qu’elle est prête à entreprendre ;
  • Orientation et référence : nous orientons la personne vers les ressources les mieux qualifiées pour lui apporter de l’aide, en expliquant la meilleure façon d’entrer en contact avec ces ressources ; au besoin, et avec le consentement éclairé de la personne, nous faisons une référence écrite ou verbale aux ressources appropriées;
  • Intervention ponctuelle et de crise : afin de soutenir la personne ou son réseau, ou d’assurer la sécurité et l’intégrité de la personne, nous procédons à une intervention téléphonique appropriée;
  • Suivi téléphonique : au besoin, et avec le consentement de la personne, nous faisons quelques suivis téléphoniques auprès de la personne afin de l’accompagner dans son cheminement ou ses démarches.

Que vous soyez une personne ainée en situation de maltraitance, un proche, un voisin ou un témoin, vous pouvez compter sur les professionnels de la ligne AAA pour vous offrir un service personnalisé en toute confidentialité.

La ligne AAA vous offre un service confidentiel, bilingue et gratuit de 8h00 à 20h00, 7 jours par semaine.

Pour toute question relative à une situation de maltraitance envers une personne aînée, nous vous invitons à contacter la ligne Aide Abus Aîné pour qu’un de leur intervenants spécialisés puissent vous aides selon votre situation et vos besoins.

Source : https://www.aideabusaines.ca/

Agissons

 

Pour commencer, le 15 juin prochain, en cette journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance chez des personnes âgées, assurons-nous que les aînés dans notre entourage soient en sécurité.